La journée du 17 novembre 2007 inter-associations consacrée à la maltraitance, n'aura pas eu le succés escompté, en grande partie à cause des difficultés de transport. C'est avec une vingtaine de personnes que nous avons pu échanger. En ce qui concerne R.A.C.I.N.E j'ai souhaité faire passer le message ci-dessous qui depuis a été transcrit sur une maquette que je peux vous fournir en pdf.
Il a quand même été interessant d'échanger avec un public non concerné sur le sujet, . Une seule personne était venue se renseigner pour un membre de sa famille.
La maltraitance est une question qui à l'énoncé des cas particuliers présents, nous montre que chaque association doit maintenir le cap pour aider les victimes qui ont un trés grand besoin d'expression.
Il est a souligner qu'aucuns professionnels invités été présents.
Je remercie personnellement toutes les personnes présentes ainsi que les représentants d'associations et évidemment Patricia, présidente des enfants de l'Orchidée à l'initiative de cette manifestation.
Voici le document présenté et commenté pour notre cas spécifique
n onnaissance un devoir. "
ENTENDRE :
- Que dans notre société au 21éme siècle il existe des adultes en France a qui l’on interdit
de connaître leur identité d’origine, leur patrimoine génétique parce qu’ils sont nés dans le
secret.
- Que l’accouchement sous X est cautionné et légalisé dans notre pays entre autre par
l’article L222-6 du Code de l'action sociale et des familles et l’article L. 147-6 en contradiction
avec toutes les conventions des droits de l’homme et de l’enfant.
- Que par ce système institutionnalisé Il n’y a pas d’ équité entre le droit de l’enfant, et celui
des parents de naissance. La loi en fait paradoxalement des antagonistes étant entendu
qu’en définitive les enfants restent assujettis à la décision des parents et en particulier de la
mère de rompre le secret.
OUI L’enfant né dans le secret doit avoir le choix de connaître son histoire
NON l’identité d’origine ne doit pas être un doute pour certains quand elle est une certitude
pour la majorité
NON Un enfant adopté qui fait la démarche de se tourner vers son passé n’est pas un ingrat
ni un être déstabilisé psychologiquement
NON les mères de naissance n’accouchent pas sous X pour éviter de perpétrer un infanticide,
ce dernier relevant d’une pathologie précise.
NON l’accouchement sous X n’est pas préventif de la maltraitance, il est la première des
maltraitances. Un environnement dangereux pour un enfant est déterminé par de multiples
facteurs et c’est à la société d’être le garant d’une protection appropriée.
OUI L’accouchement sous X est un déni de la mère et de l’enfant mais aussi du père et
des familles d’origine
NON les enfants nés sous X ne sont pas tous nés de circonstances sordides, viols, mères
indignes, environnement familial désastreux, beaucoup par le passé, sont nés dans des
circonstances, que personne n’a voulu assumer qu’aucune structure n’a voulu aider à
prendre en charge car la loi agréait le fait d’abandonner en toute impunité.
NON l’accouchement sous X n’est pas une avancée en matière de droit de la femme, au même
titre que l’avortement, cet argument est un leurre, il ne tient pas compte du vécu psychologique
d’une femme qui a accouché sous X tout le long de son existence.
OUI dans une société où l’on prône des objectifs de santé publique à tout va, il serait indécent de
refuser à un individu de connaître s’il le désire ses antécédents médicaux .
COMPRENDRE :
- Qu’au-delà des alibis issus de mouvements de pensées véhiculés avec ténacité , beaucoup
de femmes amputées de leur liberté n’ont accouché sous X que sous la pression
familiale ou sociale afin de ne pas mettre en péril des structures aux codes établis et
rigides.
- Que dans l’adoption plénière , adoption la plus courante, l’enfant est reconnu comme
né de ses parents légaux (adoptifs) ce qui fut la porte ouverte à tous les abus de pouvoir
d’adultes sur des enfants vulnérables notamment par l’ élaboration de secrets suintants,
on voulait des êtres vierges de toute histoire.
- Que pour une certaine évolution des mentalités, combien d’adultes nés dans le secret
portent encore à vie les stigmates de ces silences et de ces mensonges.
- Que la revendication de la suppression de l’accouchement sous X au niveau juridique et
de l’omerta qui entoure cette procédure - puisque qu’une femme qui accouche sous X n’a
pas accouchée légalement - abolira cette blessure indélébile faite à la femme à l’enfant et
à sa famille d’origine, cet outrage social et éthique à la nature humaine et aux droits des
individus qui naissent prétendument égaux.
- Que la recherche peut devenir un sentiment de culpabilité ingérable par rapport
aux parents adoptifs en lien avec la tourmente de la naissance des enfants abandonnés dans le
secret, et au sentiment de reconnaissance complexe envers la famille d’accueil, ce qui perdure
avec l’adoption internationale,
- Que l’anonymat est une faille béante des repères symboliques de l’homme et de sa constitution
au sein d’un groupe familial, social et que l’enfant puis l’adulte né sous X n’a pas pour assignation
naturelle de porter ce dont il n’a pas été l’initiateur en individu libre de ses choix
- Que l’anonymat n’a plus d’enjeux cohérents à partir du moment où la société accepte de ne pas
faire de discrimination entre tous ces membres. Elle se doit de lever les tabous de ces
naissances, et de permettre aux uns ce qu’elle a toujours refusé aux autres : la normalité dans la
vérité au non de l’évolution et du progrès social et humain.
AGIR :
L’association R.A.C.I.N.E ne se positionne pas dans une approche de lutte offensive voir
provocatrice. Néanmoins il est temps de mettre les acteurs de la politique gouvernementale
face à leurs responsabilités en tant qu’instigateurs de tout moyen permettant de réparer des
carences, des lacunes et des injustices tant au niveau humain que social.
Nous souhaitons en priorité, privilégier deux axes de travail qui permettent d’appréhender le
sujet avec une certaine cohérence afin de ne pas marginaliser davantage cette question de
l’accès aux origines des enfants nés dans le secret .
A contrario nous souhaitons rendre invalide la légitimité éthique et juridique dont bénéficie
encore aujourd’hui la loi qui lui fait référence.
Une orientation de sensibilisation du grand public :
Il y a dans ce domaine un clivage entre le vécu des intéressés et les représentations collectives
de la société.
Il est indispensable de pouvoir éclairer chaque citoyen sur un droit humain qui malheureusement
s’avère caduque pour une minorité entraînant de fait une discrimination intolérable
dans une société évoluée et humaniste.
Le fait de ne pas être touché personnellement par une problématique ne doit pas éloigner
des esprits qu’il s’agit d’une interrogation universelle.
Un appel ferme aux représentants politiques :
Sous un aspect d’étude et de collaboration, il est nécessaire de moderniser et humaniser
l’approche de la question, notamment en envisageant un autre regard sur certaines maternités
et leurs difficultés de prise en charge sociale, psychologique, médicale, culturelle.
D’autre part Il est primordial de rendre aux enfants la légitimité de leur naissance et de leur
histoire en éclairant la partie d’eux même que la société leur a subtilisée.
Un choix éthique et une évolution sociale doivent être portés et légalisés par un engagement
politique de ceux qui nous gouvernent. Car une amélioration des droits de tous citoyens doit
être réglementée pour être appliquée et mettre fin définitivement à tous les abus qui entravent
la liberté et la respectabilité d’individus qui n’ont pas été consultés sur le choix de leur
"destin anonyme transgénérationnel".
Le progrès et l’évolution de l’Humanité ne sont rien sans la prise en compte réelle des droits
élémentaires de chaque être humain qui la compose , tels qu’ils ont été pensés, élaborés et
ratifiés par les multiples déclarations des droits de l’homme et de l’enfant.