QUE VOUS SOYEZ :
1 -PERSONNES CONCERNEES
( enfants nés dans le secret, mères de naissance, pères de naissance, fratries, parents adoptifs, familles d'accueil, )
2 - PERSONNES SOLIDAIRES
( du droit de chaque citoyen à son identité de naissance et pour l'abrogation de l'accouchement sous X )
merci de signez la pétition en ligne à cette adresse et de la dispacher si possible
http://www.mesopinions.com/detail-petition.php?ID_PETITION=26e551218516fc945e41e40d4a78089e
en précisant dans quel cas vous êtes, afin de signifier aux pouvoirs publics que la population même non concernée directement peut soutenir une cause qui permettra à des individus citoyens d'être enfin traités comme tels.
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2007 en France :
Encore et toujours des adultes citoyens privés de leur identité, de leur histoire, de leur patrimoine génétique.
Plus de 400 000 individus floués des droits élémentaires de l'homme et du citoyen:
Monsieur le Président de la République,
Messieurs les Députés,
Messieurs les Sénateurs,
Vous n’ignorez pas le problème des enfants n’ayant pas accès à leur origine, issus d’un accouchement anonyme légalisé dit accouchement sous X, ni celui des familles d’origine n’ayant pas les moyens cohérents de renouer avec un enfant laissé à une période de leur vie pour les raisons les plus diverses.
Estimant que les garants du droit français ont un devoir d’évolution par le biais des lois qu’ils promulguent afin :
- de mettre fin à l’hégémonie d’anciennes mesures votées et présentant des lacunes significatives quant aux droits de l’homme à notre époque . notamment si l’on fait référence aux articles 5 à 9 de la Convention Internationale des Droits de l’enfant du 20 novembre 1989 signée par notre pays et entrée en vigueur en France le 2 septembre 1990
- de respecter la pensée démocratique en mutation au fur et à mesure de l’avancée des mentalités et de la société.
Un certain nombre de membres du gouvernement (Députés, Sénateurs..) ont d’ailleurs souligné lorsqu’ils ont été sollicités à ce sujet leur approbation d’une évolution contrant cette pratique archaïque.
Nous pensons qu’il faut aller plus loin. Une véritable réforme constructive ne saurait se réduire à une substitution de mots. Il faut soutenir un réel engagement d’éradication de ces pratiques dans un premier temps et l’édification d’un support puissant qui puisse satisfaire de manière égale toutes les parties.
Car à notre époque ces pratiques nuisent à tous :
- à l’enfant :
L’enfant né sous X n’a pas accès à son identité de naissance. Il est amputé de son histoire, de sa mémoire en amont, de son patrimoine génétique (situation pouvant être très dommageable pour lui mais aussi pour sa descendance) au détriment des mesures de santé publique élémentaires.
Aujourd’hui pour tenter d’accéder à cette partie de sa vie le citoyen né sous X a la possibilité de faire appel au CNAOP (Conseil National d’Accès aux origines Personnelles).
Cette ouverture qui pourrait figurer un progrès, ne répond pas de fait aux attentes de ceux qui la sollicitent : trop peu de moyens, une représentativité discutable des intéressés, et un axe d’instruction peu adapté, en effet, si lors de la prise de contact avec la mère de naissance, celle ci désire garder ou demander le secret, on lui donne l’aval au détriment de l’enfant devenu adulte.
- à la mère de naissance :
La possibilité pour une mère d’accoucher dans le secret n’est pas un cautionnement de ses droits de femme libre contrairement à ce qui a été véhiculé par le passé. D’autant plus que nombreuses d’entre elles l’ont fait sous la pression sociale ou familiale. Face à une situation difficile, celles-ci se voient par cette perspective déresponsabilisées, et dénigrées dans leur esprit et dans leur corps.
- au père :
Le père de naissance de fait est nié et par cette conjoncture se voit également dépossédé de toute possibilité de recours puisque la mère peut-être seule à l’initiative de ce choix.
- mais aussi aux fratries :
On constate que des familles, portent en leur sein des « réminiscences « découvertes ou volontairement avouées et que des fratries ont connaissance de la conception d’un enfant par l’un de leur parent, et de son abandon sous X. Au nom de quel critère la société ne favoriserait pas le rapprochement de ces individus liés par le sang si ceux-ci le désirent ?
- et aux parents adoptifs :
Ceux-ci par le passé ont eu du mal à gérer sereinement leur engagement dans le sens ou le fait d’adopter a entraîné un nombre incalculable de non – dits et de secrets traumatisants dans les familles. Si une avancée considérable a été observée notamment par l’apport de la psychologie et l’évolution des mentalités, il serait cohérent que dans cette continuité, on intègre la véritable identité des enfants comme une richesse naturelle permettant de normaliser leur vécu initial et de supprimer définitivement tous les tabous liés à l’abandon.
Nous pensons en conséquence que la disparition de l’accouchement sous X est une nécessité afin de permettre à la démocratie d’être représentative des droits égaux pour tous.
Il est donc primordial aujourd’hui de remanier les textes afin :
D’instaurer le recueil - de manière systématique - d’éléments identifiants de la mère biologique ainsi que ses antécédents médicaux.
Permettre à un enfant de connaître sa filiation d’origine (car pourrait on imaginer un peuple vivant sans références identitaires) c’est le lot de plus de 400 000 personnes en France en 2005
Dissoudre le concept d’accouchement sous X trop archaïque au profit d’un accompagnement réel et responsabilisant des mères à la naissance par des structures d’accueil social, psychologique et médicale appropriées, lui laissant une réel autonomie quant à son choix final d’assumer ou non sa maternité.
Le progrès et l’évolution de l’Humanité ne sont rien sans la prise en compte réelle des droits élémentaires de chaque être humain qui la compose , tels qu’ils ont été pensés, élaborés et ratifiés par les multiples déclarations des droits de l’homme et de l’enfant.
Nous vous en remercions d'avance.
L'équipe de R.A.C.I.N.E.
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