
En France :
L’abandon d’enfant est institutionnalisé
puisque régi par une loi qui permet l’accouchement sous X.
Pourtant
Le texte de la Convention sur la protection des enfants et la coopération en matière d'adoption internationale conclue le 29 mai 1993 et entrée en vigueur le 1er mai 1995 débute ainsi :" Les Etats signataires de la présente Convention,
Reconnaissant que, pour l'épanouissement harmonieux de sa personnalité, l'enfant doit grandir dans un milieu familial, dans un climat de bonheur, d'amour et de compréhension,
Rappelant que chaque Etat devrait prendre, par priorité, des mesures appropriées pour permettre le maintien de l'enfant dans sa famille d'origine,..."
source : http://www.hcch.net/index_fr.php?act=conventions.text&cid=69
Conséquences :
- Les droits élémentaires de l’enfant ne sont pas préservés :
- 400 000 personnes environ privées de leur identité de naissance, de leur histoire, de leur patrimoine génétique.
Pourquoi ?
Il s’agissait ,(théorie souvent soutenue par le passé) ,d’éradiquer les infanticides ou les avortements et de donner une nouvelle chance à ces enfants, non souhaités ou arrivant dans des conditions difficiles pour la mère .
Quels que soient les motifs avancés il est un constat indéniable toujours d’actualité :
le droit de l’enfant est spolié :
L’état se porte garant du droit de la femme de laisser son bébé d’une manière définitive ou d’en être dépossédée ( pression de l’ entourage , difficultés diverses ) . Il ne se penche pas sur la situation problématique à gérer pour cette femme dans un temps défini et lors de sa vie future , le père lui est carrément absent , on ne recherche pas son implication même s'il la souhaite , l'état ne prend pas non plus en compte les répercussions sociales, affectives, médicales etc... pour l’enfant abandonné.
Depuis 2002 et sous l’impulsion de diverses associations, le gouvernement s’est penché sur le problème et a créé le CNAOP : conseil national d’accès aux origines personnelles. Ce conseil a pour objectif de venir en aide aux personnes qui recherchent leur véritable identité. C’est insuffisant . Manque de moyens, clôture de dossiers définitives. De plus la loi prévoit que le CNAOP ne peut donner des renseignements à l'enfant même aprés prise de contact avec la mère si celle çi demande le secret à titre rétroactif.
NOUS DISONS STOP !
NOUS DEMANDONS LA FIN DE L’ACCOUCHEMENT SOUS X car Il est humainement intolérable que, dans une société moderne avec des structures adéquates on ne puisse supprimer ce concept d’accouchement sous X qui cautionne l’abandon d’un enfant. La vraie solution étant d'entourer les mères en difficulté avant, pendant et après la naissance à tous les niveaux. : Aides sociale, psychologique, médicale.
NOUS REFUSONS l’idée d’amputer un être humain de son identité biologique, de son histoire, de son patrimoine génétique sous couvert de son incapacité de fait à s'exprimer et de sa dépendance. Puisqu'un bébé est vulnérable, il serait justement normal d'exiger des représentants responsables de la société de garantir aux mieux les droits de cet adulte en devenir.
L’identité mais aussi le patrimoine génétique d’un être humain sont ses propriétés et celles de sa descendance. Priver les générations à venir de ces éléments induit l'accréditation d'un système inégalitaire et discriminatoire.
Nous ne pouvons admettre que les enfants nés il y a plusieurs années dans ces conditions ne puissent avoir des réponses sous prétexte que des dossiers sont vides, avec des pièces manquantes et des vices de procédure .
Il en est de même pour les parents biologiques ou les fratries en recherche. Tous sont citoyens , et ne sauraient voir sacrifier leur destin sur l’autel de la prescription.